HighwaytoHell

HighwaytoHell

Jeudi 5 juillet 2018 à 1:37

Eclairs dans les brumes, 
Lumières distordues dans la nuit, 
Hurlement d'une liberté à jamais perdue.

Vendredi 29 juin 2018 à 23:12

                 https://www.youtube.com/watch?v=5VInr-cSNNU



                 La nuit embrassait doucement la cité éternelle de sa froide et tendre étreinte, la lumière disparaissait derrière les montagnes au loin alors que le ciel se peignait d'un rouge surnaturel. Le cadre était magnifique. Sur le toit d'un bâtiment délabré, je retirais enfin mon heaume, assit dans contre un mur de pierre, avant de le poser délicatement dans la poussière. Mon corps était lourd, mes jambes semblaient de pailles et prêtes à se briser si jamais je me relevais.

                Je contemplais le soleil qui se couchait, pour la dernière fois, envahi par des émotions contradictoires. Qu'est ce qu'on avait pu être stupides et arrogants. Une unité d'élite, tu parles. Il ne restait que moi. Enfin, c'était un bien grand mot, au regard de ma jambe droite en charpie. Ils étaient morts, tous. Les uns après les autres, nuit après nuit.

                On aurait jamais dû venir sur cette Terre condamnée par Dieu, refoulée par la Lumière. Orgueil, premier des pêchés capitaux, ne nous avait pas raté. Revenant d'une mission au sud, triomphant dans nos armures rutilantes, nous nous pensions invincibles. Nous avions la foi pour nous, l'équipement, l'entraînement et la rigueur. Rien ne pouvait venir à bout de nous.

                Alors, lorsque la mission d'éliminer quelques morts vivants dans une ville en ruine, avec une grosse récompense à la clé ainsi que tous les trésors que l'on trouverait immanquablement sur place, nous ne pouvions nous dérober. C'est là que l'Avarice et l'Envie se sont manifestés. A ce stade, nous avions déjà perdu. En réfléchissant deux minutes, on se serait tous rendus compte que c'était trop beau.

                Pic de souffrance, gémissement que plus personne n'entend. Le vent commençait  à souffler dans les rues désertes, mugissant contre tout être vivant qui pourrait encore l'entendre. Le ciel se teintait de violet alors que les derniers rayons d'un Soleil de bout du monde s'éclipsait. Les ruines étaient vraiment majestueuses, anciennes murailles surplombant tout et resplendissantes la journée.

                Piège de ténèbres sans nom la nuit. Je convulsais presque de douleur, alors que la nuit s'était emparée des lieux. Les murmures dans mon crâne étaient devenus des hurlements stridents. Et la faim, dévorante et pernicieuse qui me labourait.  Haha, ils étaient tous devenus fous. Ils avaient tous succombés, ceux qu'on tuait revenait nous mordre le lendemain.  Pas de rédemption, pas de salut, même le suicide ne me sauverait pas.

                Un rire dément commençait à s'emparer de moi. Il y avait quand même une dernière chose que je pouvais faire, dernière petite victoire avant de s'effondrer face aux ténèbres.

                "Rex tremendae majestatis, qui salvando salvas gratis, salva me fons pietatis, salva me fons pietatis... Rex tremendae majestatis..."

                J'incantais, contre la folie et la douleur, j'incantais, en tirant lentement mon poignard. Ils avaient même eu ma bien aimée. Je l'avais découpé. En plein de morceaux, pour être sûrs que rien ne profanerait plus le corps de cet ange, la seule que j'avais réellement croisé, en fin de compte.

                De mon vivant, jamais je n'abandonnerai.
                Choc, la lame s'enfonce dans mon crâne. Vivant? Non, juste pas mort. Rire hystérique. Faim, tellement faim...

Dimanche 13 mai 2018 à 23:04

 Mmh. Je sais pas quoi faire, honnêtement. Je dors, mal, tout ce qui dysfonctionne dans mon corps a décidé de faire grève en même temps. Ca sape mon moral, mine ma motivation alors que c'était déjà pas brillant. Sans parler des problèmes d'argent, de logement, de fin d'études, de ce stage de mort. Ca s'arrêtera jamais. Tout ça, c'était déjà comme ça il y a 8 ans maintenant. Mon père qui se fait opérer, l'argent qui vient à manquer, les tensions à la maison, sur fond de rupture. D'après un sage, les pattern qui reviennent sont des épreuves parmi lesquelles tu n'as pas réussi à passer, à tirer l'enseignement adéquat. Moi j'appelle juste ça une vaste arnaque. Je pose ça sur l'écran, comme ça mon esprit va rester vide quelques jours. C'est même pas de l'apathie, c'est de l'épuisement. J'écris de temps en temps, j'imagine qu'on peut pas me retirer ça. Allez petit blog, je te laisse tranquille jusqu'à la prochaine vague de douleur intolérable, ça me permet au moins de faire chier personne avec ça.
PS: je jure que j'essaie de pas me rouler dans ma détresse. Mais je sais plus quoi faire, où aller ou qui voir pour que ça aille mieux. Je suis peut être juste cassé.

Lundi 23 avril 2018 à 23:07

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Dimanche 8 avril 2018 à 13:03

 Bientôt, les vacances en Bretagne, le concert d'Insomnium, l'anniversaire suivi du brusque  retour à la réalité.

Je sais déjà comment ça va se passer, à part sur quelques points.
Le plus dur, ça va être de lâcher prise, de s'autoriser à être heureux, et enfin, de disparaître sans gâcher les beaux souvenirs. 

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