HighwaytoHell - HighwaytoHellHighway to Hell. It's over. Follow this. It's a road with a knife,blood, and colours. Some word and musics.Cowbloghttp://highwaytohell.cowblog.frFri, 16 Feb 2018 03:09:57 +0100180Je ne sais pas.Fri, 16 Feb 2018 03:09:00 +0100Fri, 16 Feb 2018 03:09:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/je-ne-sais-pas-3278763.htmlDTN-of-the-worldBon, j'ai été mignon d'essayer au moins. De quoi je parle? Pas sûr moi même. On peut dire que j'ai essayé d'écrire tous les jours pour voir, sans trop de succès. J'ai essayé de pas trop m'isoler. Oulà, pas les mots pour dire à quel point ça a été un échec. J'ai essayé de pas me laisser mourir. C'est plutôt réussi à ce niveau, j'ai jamais été aussi bien foutu. Compensation obsessionnelle. Le sommeil c'est juste une blague, j'alterne les comportements déviants. Hypersomnie, insomnies, cauchemars. Tire ça à la courte paille pour connaître ton enfer du jour. J'ai essayé d'être un bon petit ami. Une bonne personne hein globalement. J'ai essayé de vaguement réussir ma scolarité malgré mon concernement inexistant. Ca va, j'vais me retrouver avec une licence validée et continuer un peu en master, j'imagine. Je sais pas encore, trop rien à battre et pas l'énergie de me projeter si loin. J'aimerais me lamenter tout le temps et en réalité je me retiens en permanence de le faire auprès des rares personnes qui supportent encore mon existence. C'est bon, on a fait assez de mal comme ça. Chaque jour qui passe je mesure l'immensité de la perte, des fois que j'aurais pu ne pas en avoir conscience sur le coup. Je sais pas comment j'ai fais pour survivre la première fois que je me suis retrouvé dans une situation. J'ai quasi 7 ans de plus et j'ai rien appris pour gérer la douleur de la rupture. J'écoute de la musique trop forte et j'attends le lendemain, tous les jours. Je sais que le temps blablabla. On pourra aussi m'objecter que j'ai étais stupide de garder les principes qui allaient me rendre malheureux. Que je pouvais me travestir et ne pas être totalement moi sur ce coup là. Je sais pas, comment je peux être moi et ne pas l'être? C'était trop me demander; je sais pas encore être quantique. Par contre je suis un peu le chat de Schrödinger. 

Comment on reste en vie, comment on a encore envie? Heureusement, j'ai ma lâcheté légendaire pour moi. Heureusement que j'ai peur toujours. Au moins il n'y aura pas d'effusions de sang, je vais rester en Enfer avec vous encore plein d'années, que je vais toutes détester. J'ai envie de boire encore. Comme si la dernière fois m'avait aidé. Le manque, est terrible. Tu es tout ce que j'avais dans un monde que je vomis. C'est de ma faute. Ca m'aide pas.Le pire c'est que toi aussi tu souffres. Pire trade de l'univers. J'espère que tu seras heureuse à un moment donné. Que tu tomberas sur un random meilleur que moi. Ca devrait pas être compliqué. Pourquoi je me suis autorisé à tomber amoureux de toi? J'ai hésité à censurer à l'époque. Précisément pour ça. 

L'ennui est débilitant. Mes journées n'ont pas de sens et ne peuvent pas en avoir. Mes nuits, je les passe à fuir la douleur qui me déloge  partout. Je commence à avoir du mal à m'épuiser avec le sport. Mes sessions quotidiennes ont au moins eu cet intérêt. Donc on attaque la piscine. Mais pareil, combien de temps ça va m'anesthésier? On verra bien. Je t'ai promis que je ferai en sorte d'aller bien. J'ai pas précisé combien de temps. Je fais attention, maintenant aux promesses que je fais. Si je peux même ne plus jamais en refaire ça serait pas mal. On a assez fait de dégâts je pense. C'est pas le monde qui est mauvais nan. Moi j'avais juste rien à foutre là. Pourtant le monde m'a prévenu. Allez, on espère que comme avec la première demoiselle, enfin de compte tous mes magnifiques ratés et le fait que je n'étais que moi portera plus de fruits que ça ne laissera de séquelles. Qu'elle deviendra encore plus parfaite, et que je n'aurais que yeux pour pleurer, et mes souvenirs pour la sublimer encore. 

Comment un sombre connard comme moi a pu être avec deux des personnes les plus incroyables qui sont nés dans cette génération de mort? Je vous le demande, moi je sais pas. Peut être que son vieux avait raison quand il a sorti que j'suis manipulateur. Après tout y'a pas trop d'autres explications. C'est pas le charisme, ne nous mentons pas. Ni le physique, c'est pas le regard qui transpire la maladie et la dépression qui attire en général. Et pas ma sensibilité. Et vu comme mon cerveau a fondu, ça ne sera plus jamais l'intelligence. Bien bien bien. Au moins, j'ai de superbes souvenirs. Les plus beaux je dirais même plus. Mais putain, je n'sais pas. Je sais pas comment faire sans toi. J'ai des fois envie de sexe, ça me rappelle que je suis vivant. Ca marche visiblement mieux que mon appétit normal qui est en berne, vive les hormones. C'est sur qu'à ce niveau là, ça sera aussi triste que pour le reste. De toute manière c'est pas dit que je sois en état de faire quoi que ce soit. Et j'aurais même pas l'occasion de vérifier donc on est bien. 

Pendant son temps, l'autre ramène de la Péruvienne. Swag. J'aurais aimé être le mec qui réussi tout sans forcer, dans notre duo. Genre vraiment, le rôle du mec naze est lassant, au bout d'un moment. Allez, satisfaisons nous de la plus grande escroquerie de ce siècle et de tous les autres. Et montons la musique encore, je m'entends penser là. Je sais pas, je sais plus. Je suis fatigué d'être. Plus fort la musique.

]]>
NightmareThu, 01 Feb 2018 22:18:00 +0100Thu, 01 Feb 2018 22:18:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/nightmare-3278730.htmlDTN-of-the-worldwww.youtube.com/watch

 "Mais cours, putain !"

                Dans les rues désertes de la même foutue ville, éclairée par la même foutue lumière lunaire, pourchassé par les mêmes foutus monstres. Et ce gosse avait rien trouvé de mieux comme idée que d'arrêter de courir. Sa grande soeur lui prit la main et le força à se remettre en route alors qu'il était visiblement au bord de l'évanouissement. Fallait qu'on trouve une planque, vite. Aux grognements, ils avaient mis le paquet sur le budget chasse cette nuit. Toutes les planques habituelles étaient saccagées, aucun des abris qui fonctionnaient d'habitude était libre ce soir. Bordel, pourquoi ça avait dérapé à ce point?

"DROITE !"

                J'ai joint le geste à la parole m'engouffrant dans la petite ruelle sombre sans même regarder s'ils m'avaient bien suivis. Regardé ma montre. Il restait trois heures avant le lever du jour. Beaucoup trop, les deux boulets tiendraient jamais jusque là. Ils passèrent l'angle de la rue et dans le même mouvement j'enfonçais ma lame dans l'espèce de molosse infernal qui talonnait Ambre. Joli nom, à défaut d'être la marathonienne de l'année dont on aurait eu besoin.

                Pas de pause, même pas un instant d'effarement devant la lame qui laissait couler des gerbes de sang du crâne ouvert en deux. L'Enfer, c'était devenu notre quotidien et notre seule demeure. Impossible de quitter la ville, on avait essayé. Une sorte de paroi invisible nous bloquait le jour, et ne disparaissait pas la nuit, où la traque reprenait.  Pourquoi on était que trois? Pourquoi cette ville? Aucune idée. Nous étions coincé dans un jeu infernal, et ce soir ressemblait fortement au  game over.

                Pendant qu'ils grimpaient sur le toit je continuais à trucider les créatures cauchemardesques qui passaient. Cadavres des nuits précédentes qui revenaient à la vie se mêlaient aux nouvelles chimères atroces qu'on avait prit le soin de relâcher en plus sur nous. Au moins, le concept de difficulté progressive était respecté. Sourire jaune et tics carnassiers sur mon visage émacié par la fatigue et tiré pas la rage meurtrière. Au moins, ma vie passée à tuer n'était pas inutile. Courir, chasser puis fuir, je savais faire.

                L'épée couverte de sang visqueux je m'élançais à mon tour sur le toit, avant que le reste de la meute n'arrive. J'avais aussi récupéré quelques petits calibres ainsi que les munitions qui allaient avec. Mais le bruit que ça générait me forçait à ne m'en servir qu'en dernier recours. Recherche visuelle de point de fuite. Ambre était un peu devant, avait sauté sur le toit d'à côté sans m'attendre. Brave fille, au moins elle écoutait les consignes.

                Les rues étaient pleines de monstruosités. Il n'y avait nulle part où se cacher, et sauter de toit en toit n'allait pas temporiser longtemps. Je sus ce qu'il me restait à faire. Je pris la direction opposée, sans un mot. Il n'y aurait pas de trompettes, pas de réussite glorieuse, pas de victoire brillante ni de retournement de situation. C'était juste la fin.

                Pour la première fois depuis des semaines, je pris le temps de marcher en regardant la Lune. Tellement adorée, avant de commencer à la haïr profondément. Ca faisait des semaines qu'elle était pleine, douce et lumineuse. Super contraste à notre situation. Je pris mon Berretta, qui était sûrement le seul objet dont je ne me serai jamais séparé, et tirait quelques balles au hasard, tuant temporairement quelques zombies, une ou deux chimères et une saloperie de gargouille.

                Il viendrait. Recharge, lente. J'avais amené toutes les créatures du coin. crû entendre le petit crier "non!" au moment où je commençais à faire feu, mais ce n'était sûrement que mon imagination qui en faisait des caisses. J'ai toujours été un grand romantique, finalement. Balles dans la tête, inlassablement. C'est fou ce que j'étais bon au tir ce soir là. Encore meilleur que d'habitude alors que j'avais franchement pas de quoi rougir dans le milieu. Des abominations, plus lentes, plus horribles et plus puissantes commençaient à arriver. C'est pas pour rien qu'on passait notre temps à courir la nuit.

                Grotesques amas de chair cousues, ils n'étaient plus que très vaguement humanoïdes, en plus d'être énormes. J'avais pas choisi un bâtiment assez haut il semblerait. Les plus rapides auraient même le luxe de venir me saisir. Mais j'avais foi en moi. Et plus exactement le choix, maintenant. Vous savez ce qui est marrant avec la fin du monde? On peut se balader avec un canon scié sans que personne vous fasse de remarques désobligeantes. Avec un ricanement, je repris le feu désormais nourri qu'il fallait garder pour pas que le toit se fasse envahir. Coup d'œil vers Ambre, personne semblait avoir continue la chasse par là. Le sang appelle le sang, j'imagine.

                J'étais bientôt à court de munitions, d'énergies et j'avais encore bien trop de temps à gagner. Alors il arriva. En flottant doucement. Même pas plus grand que moi, encapuchonné de noir, l'air probablement plus humain que moi, couvert de sang, d'organes de boue et avec l'air fou du tueur traqué. Pourtant, j'étais serein.

"C'est bon, tu as fini?
-Ne me reprends pas comme un enfant, c'est toi qui fait joujou avec nous, pas le contraire.
-Tu penses avoir gagné assez de temps pour eux? Ou tu es simplement désespéré?
-J'étais désespéré avant même que tout ça ne commence. Et je me fiche d'eux.
-Tu les as maintenu en vie longtemps et c'est encore ce que tu fais, pourquoi?"

Tir sur le molosse qui avait sauté sur le toit derrière moi.

"C'était pas plus compliqué que ça. Et puis, on était que trois, je pensais pouvoir comprendre pourquoi eux. Mais en fait, ça n'a plus aucune espèce d'importance.
-Ha oui?"

                Rien que de rester à côté de lui coûtait un effort incroyable, comme si le Néant personnifié s'adressait à vous, dans le seul but de vous voir disparaître. Ses traits d'esprits, son humour noir et sa voix qui émanait à la fois de son corps et dans votre crâne avalait lentement tout espoir, toute combativité, toute énergie positive. Mais ça tombait bien, je n'avais déjà plus rien de tout ça. J'avais déjà essayé de lui mettre une tête, la première nuit. La balle avait tout simplement disparu. Deux fois.

"J'ai gagné.
-Le fait que tu sois coincé sur un toit, u milieu du néant, seul et sur le point de te faire submerger me donne très envie de te donner tort."

                Alors, j'ai sauté sur lui, il se contenta de réapparaître un peu plus loin avec un ricanement maniaque. Et je continuais à l'épée, ignorant les monstres qui commençaient à arriver sur le toit à même pas dix secondes de ma position. Il esquiva en boucle, sans comprendre où je voulais en venir.

"Comment tu gagnes, si tu meurs, je ne comprends pas?
-J'ai lutté."

                Et tout explosa, mon corps et surtout celui de l'encapuchonné en face avec. Ca servait toujours d'avoir des grenades sur soi. Bordel quelle soirée. Sûrement la meilleure de ma vie. C'est pas tous les soirs qu'on tue le marchand de sable.

]]>
Welcome HomeMon, 29 Jan 2018 16:46:00 +0100Mon, 29 Jan 2018 16:46:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/welcome-home-3278724.htmlDTN-of-the-worldwww.youtube.com/watch   

                 L'eau chaude coulait sur son visage émacié par la fatigue, ses cernes profondes et violacées. De son long nez perlaient l'eau et les larmes.  Ses courts cheveux bruns lui laissaient le luxe de ressentir chaque goutte qui s'écrasait sur son crâne. Il n'était pas vraiment là, et il était absolument là. Assis en tailleur sous la douche, le temps s'était arrêté. Le monde autour n'avait plus de consistance. Il n'y avait que ce jeune homme, l'eau et les parois qui l'entouraient. La cadence rassurante de son cœur qu'il entendait au delà du bruit blanc.

                Savourer chaque sensation, chaque mouvement. Apprécier le pattern constant  du jet. Etre et même plus qu'être. Ainsi, il bloquait ses pensées, noyait sa souffrance pesante qui l'alourdissait, sorte de masse informe tumorale qui drainait toute son énergie. Tout ce qu'il arrivait encore à faire, c'est mettre un pied devant l'autre, en attendant que ça aille mieux. Et fuir sous la douche quand l'univers semblait de trop.

                Alors la chaleur inhibait ses sensations, sa vue se troublait et il pouvait s'envoler loin et oublier pour un temps. Ou enfin exprimer sa douleur en spasmes douloureux qu'il devait retenir toujours. Puis, finalement, il devait sortir. L'eau devenue froide et  les mains fripées annonçaient la fin du repli.

                Alors le monde extérieur revenait, prenant un malin plaisir à être aussi froid, inhospitalier et mauvais qu'avant. Tout était gris, tout était terne. Il pouvait chercher longtemps des raisons d'être ici bas. Mais il n'y avait plus aucune trace de vie en lui. L'existence était venu à bout de tout ce qu'il était, de tout ce qu'il aimait et de tous ceux qu'il aimait aussi.

                Il déambulait comme un zombie, accomplissant ce qu'il fallait pour rester en vie. S'habiller, manger, travailler. Dormir, des fois. Mais jamais plus jamais il ne se sentirait chez lui. Plus jamais il n'ouvrirait de porte en se disant qu'il était rentré à la maison.  L'enfer, c'est pas tant les autres que ne pas être soi. Il sortit de son appartement impersonnel et mal rangé, se dirigea vers le parc sous la pluie. La musique plein les oreilles, sublime appoint à son humeur mortifère.

                Il marcha un temps dans la boue, entre les arbres, avant de retrouver le coin où il avait joué toute son enfance, le coin où il t'avait rencontré et aussi celui où il a admit t'aimer. Il sembla un instant heureux, puis très fatigué. Doucement, très doucement, il sorti son pistolet, de sa poche. Il était étonnamment facile de se procurer des armes comme ça. Vive le monde occidental.  Il chargea et presque sans hésita, tira dans sa tempe.

Il était temps de revenir à la maison. 

 

]]>
Time is a valuable thingSun, 28 Jan 2018 02:03:00 +0100Sun, 28 Jan 2018 02:03:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/time-is-a-valuable-thing-3278721.htmlDTN-of-the-world ~~~

~~~

~~~


                Le soleil couchant illuminait la mer de reflets dorés et teintait le ciel d'un doux rose apaisant. Une légère brise vient soulever les cheveux verts de la cavalière pégase qui trônait seule au milieu des eaux. L'air chaud de l'été lui permettait encore de voler sans efforts et ramenait les embruns. Le bruit des vagues et le cri des mouettes figeaient l'instant. Tout était parfait. C'était un beau jour pour mourir.

                Ses yeux d'un bleu aussi limpide que l'océan ne quittaient pas l'horizon. Elle savait exactement pourquoi le stratège l'avait envoyé ici. Cet espèce de salopard sans âme lui avait demander de gagner du temps. La princesse et le reste de la troupe devait absolument passer ce col sans intervention des forces aériennes ennemies, et par conséquent, il fallait faire barrage. Aucun renfort, aucune aide, aucun pied à terre possible.

                Le pire, c'est qu'il avait raison et que Vanessa le savait parfaitement. Elle resserra la prise sur sa lance. Elle avait toute la mer pour reculer et harceler son ennemi, il était impossible de la contourner, et sa vitesse légendaire lui permettait d'intercepter quiconque défierait sa suprématie. Ils n'auraient d'autre choix que de la supprimer.

                Si seulement Sérène voyait ça. Mais dans la vie comme dans la mort, on a pas toujours le choix, et même si la timide cavalière pégase était devenue le fer de lance des chevaliers faucons, elle n'avait pas le moindre doute sur ce qui l'attendait. Elle se servit d'un puissant courant d'air ascendant pour s'élever un plus, guettant l'ennemi.

                Un demi sourire naquît sur ses lèvres de guerrière accomplie. Au loin une gigantesque horde de gargouilles infâmes venaient de quitter le plancher des vaches. La princesse venait d'être repérée, selon toute évidence. Il était tard déjà, c'était bon signe. Sereine, Vanessa fit tranquillement tourner sa lance dans les mains. Les cieux étaient à elle et ce n'était pas ces sinistres créatures qui allaient empiéter sur son domaine. Gagner du temps.

                Dés que la première monstruosité fut à portée, elle piqua dans le Chaos des ailes de la masse grouillante. Chirurgicale, elle frappait à la tête, trop rapide pour laisser la moindre chance de contre attaque, elle maîtrisait parfaitement son sujet.  Une attaque, une chandelle, un piqué, avant de brusquement faire un tonneau pour aller chercher son prochain ennemi, le tout en se maintenant devant le groupe.   Les cadavres tombaient directement dans la mer, par dizaine.

                Alors, comme un seul être, la véritable armée volante s'en prit au moustique qui avait entreprit de tuer Goliath. Ils fondirent sur elle inlassablement, véritable colonne de monstruosités d'écailles et de chair difformes.  Alors, le véritable combat commença. Reine absolue du combat aérien, la lance déjà recouverte de sang, Vanessa ne put alors plus qu'esquiver, frapper uniquement les ennemis les plus proches sans réellement les blesser. Gagner du temps, se répétait elle.


                Les griffes d'une gargouilles tentèrent de lacérer sa monture qui endura sans sourciller, ne faisant qu'un avec sa cavalière. Elle aussi, avait une conscience aigüe de ce qui les attendait. La même sérénité morbide, la même mortelle efficacité. Il ne se passa plus une seconde sans que la chevalière n'ait une attaque à esquiver. Son cœur battait déjà la chamade, le temps s'égrenait lentement, trop lentement. Pour chaque attaque parée, trois survenaient. Chaque tête défoncée, chaque aile percée, chaque corps transpercée, il se passait plusieurs minutes d'attaques continues. Chandelles, piqués, brusques virées, gestion des courants ascendants, tout était bon pour ne pas finir dévorée.

                La luminosité continuait de baisser. Le ciel s'embrasait des dernières lumières qu'offrait l'astre solaire. Bientôt la nuit, bientôt la princesse atteindrait l'autre côté du col, jointe par les forces de Frélia. Le bras armé du corps des chevaliers faucons commençait a faiblir. Seule contre le monde, elle n'arrivait plus à reprendre son souffle. Loin  de s'affaiblir, les créatures du Mal, semblaient de plus en plus déterminées à en venir à bout. Point d'orgue du désespoir, sa lance se brisa dans le corps d'une gargouille qui chuta dans l'eau en mugissant de souffrance. Ne lui restait plus que l'épée, et l'absence totale d'allonge qui allait avec.

                Un autre sourire, plein de haine, plein de rage de vivre, de rage de tuer naît sur les lèvres de Vanessa. Elle s'éleva, plus haut, toujours plus haut dans les airs, poursuivie par la nuée de monstres. Jamais elle ne pourrait fuir, elle n'avait plus l'énergie ou le temps de se replier. Alors, au plus haut des cieux, elle hurla, une dernière fois, avant de foncer dans la masse, tranchant et tailladant tout ce qui arrivait à sa portée. Eclair vert dans la masse rouge, elle passa sans s'arrêter dans la colonne d'ennemis. Les gargouilles s'adaptèrent très vite, mais les pertes furent élevées.

                Elle jeta un dernier regard au soleil qui disparut dans les flots, au moment où les griffes des ennemis désormais tout autour d'elle se plantaient à la fois dans son corps et dans celui de son pégase. Ce fut soudain le silence, alors qu'elle chutait vers la mer qui semblait vouloir l'avaler. Oh oui, Sérène aurait été fière. Elle avait gagné tellement de temps...

]]>
Damn, that's I call a return.Sun, 28 Jan 2018 02:01:00 +0100Sun, 28 Jan 2018 02:01:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/damn-that-s-i-call-a-return-3278720.htmlDTN-of-the-world Owiii, de la poussière, tellement de poussière ici.
Je pourrais reprendre un autre blog et ça serait probablement pas une mauvaise idée. Je convulse un peu de douleurs depuis que j'ai rompu et que je suis passé de rêve à cauchemar, mais on ne me reprendra plus à espérer. Par contre ce qu'on va faire, c'est qu'on va écrire un petit truc, tous les jours, pour se forcer et ne plus jamais reperdre l'habitude. Le challenge, c'est de prendre une musique que tu apprécies, et dont le titre est évocateur, et à partir de là tu structures ton récit.

Je me permets deux exceptions: quand j'ai une autre idée de texte, quand je poursuis mon histoire principale. Vous pouvez faire la même, si y'a encore des gens sur cette plateforme pour lire ça. 

Ca commence aujourd'hui, et maintenant.

]]>
Damn.Wed, 17 Feb 2016 04:03:00 +0100Wed, 17 Feb 2016 04:03:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/damn-3275991.htmlDTN-of-the-worldJ'ai fondamentalement envie et besoin d'écrire. On arrive à mon heure préférée, j'ai bu assez d'eau pour faire éclater la vessie de deux personnes, comme d'hab', j'ai une musique fantastique dans les oreilles, qui me fait ressentir des choses, ce qui est un exploit en soit.

Et pourtant. J'en suis totalement incapable. J'ai quelques idées mais rien ne sort. Par quel maléfice suis devenu handicapé?
Puis je peux écrire ce que je veux, ne plus. Y'a plus personne sur cette plateforme, selon des millions de spams. J'ai dégagé 10 pages de spam et y'en a encore le double. Et pourtant. Oui encore. J'arrive pas à me défaire d'ici. Surement la nostalgie qui plane.

En tout cas, je veux une greffe de talent maintenant. Comment quelque chose de totalement instinctif peut devenir si... Distant(skies)?
 

]]>
Le roi des Ombres.Fri, 06 Mar 2015 01:15:00 +0100Fri, 06 Mar 2015 01:15:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/le-roi-des-ombres-3272201.htmlDTN-of-the-world Je crache sur le monde comme si j'en avais un meilleur à proposer. Les règles n'ont plus de sens, mes pensées arrachent l'univers et en rebatissent un autre, sans plus de logique. Rien d'ici n'a de sens, alors partir en délire poly amoureux mysogyne n'est pas ce que je peux imaginer de pire, ni de mieux.  Mes dents sont jaunes, le sarcasme et l'humour noir sont trop resté dans ma bouche. Comme autre chose que je connais bien dans la tienne.

Je pourrais partir en trip jimmy punchline que ça serait pas bien différent. J'ai envie d'avaler ton âme, de l'absorber et de la faire mienne.
Tu m'appartiens.
Je suis le roi des Ombres, tout le monde a une ombre.
]]>
I'm not afraid.Thu, 23 Oct 2014 07:51:00 +0200Thu, 23 Oct 2014 07:51:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/i-m-not-afraid-3269480.htmlDTN-of-the-world
Tant que j'ai ma Léa je suis invincible.
C'est la vérité la plus implacable et la plus juste que j'ai été donné de voir. Et si le monde entier à l'air de vouloir tester à quel point, qu'il vienne.
Je n'ai pas peur.]]>
Caprice.Thu, 11 Sep 2014 16:26:00 +0200Thu, 11 Sep 2014 16:26:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/caprice-3268559.htmlDTN-of-the-world Je veux pas aller dans un appart étudiant dégueulasse deux pièces en semaine parce que j'ai des transports. 
Je veux pas aller en L1 en fait. Je déteste les gens, je déteste les cours, encore. Je veux pas d'une énième terminale déguisé.
Je veux pas que tu sois loin.
Et puis je veux pas ça, et si.

Mon cerveau explose.
J'ai la sensation qu'on condense tout ce que je hais de manière viscéral.
Tout ce qu'il y a de pire en moi.
Et qu'on me le jète à la face avec un sourire sinistre et une excuse toute faite.
"C'est la vie."
"C'est normal, il veut la protéger."
"Ait ta L1 et après on verra."'

Je suis fatigué et toutes les vitamines à la con qu'on me donnera ne serviront à rien. 
Allez vous faire foutre.]]>
Retour.Thu, 04 Sep 2014 22:02:00 +0200Thu, 04 Sep 2014 22:02:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/retour-3268402.htmlDTN-of-the-world
J'ai pas eut ma prépa'. Trop faible, après un mois d'attente, j'ai su que j'n'irais pas. Pas grave, j'y aurais pas eut ma place. Aurais aimé qu'on cesse de me rappeler mes défaillances, mais c'était pas si grave. Donc je me retrouve en licence. Je suis un peu là par hasard, j'ai aucune motivation à part le fait que je n'ai rien d'autre. Le fait qu'aucun putain de thème/matière/module/compétences/j'nesaisquoi n'ai jamais réussi à m'intéresser est triste. Jamais autant subi les conséquences que maintenant. QU'est ce qu'on a foiré chez moi pour que je trouve toutes les activités proposées aussi chiantes. Et le comble, c'est qu'en L1 info, j'ai à peine plus d'info qu'en TS option Info. C'est pathétique. Par contre j'ai 10h de maths, ma matière préférée. Ha mais non. Enfin passons.

Je dors mal. J'ai dormi assez que ce soir, et j'ai rêvé. Je déteste rêver. Surtout quand c'est agréable, mais tu sais que tu devrais pas faire ce genre de rêve. Typiquement, j'avais aucune envie de rêver de mon ex ce soir. Voilà, sommeil de merde, je suis épuisé. Et encore, j'ai même pas le tiers des heures de transports que je me taperai la semaine pro. Et toutes celles qui suivront. Je ne vois plus ma chérie la semaine, cette époque est définitivement révolue, après avoir duré deux mois. Génial. 

Je suis peu à peu retombé à 1 repas par jour, et pas du diététique. L'école me rend malade, c'est affreux. j'dois avoir une phobie scolaire maitrisée. J'devais m'inscrire au sport, mais j'en ai plus aucune envie, c'est pas comme s'il me restait du temps. J'ai pas joué à l'ordi en une semaine à part quelques heures sur TW2 à l'arrache et un match sur LoL juste pour pas être reclassé en silver. Je veux pas de ça. Et apparemment, c'est la seule option de vie que j'ai. Attendre ma chérie la semaine, la voir vite fait le week end et encore, ne pas avoir les même vacances, bosser la semaine et recommencer. Et même la vie professionnelle, ça sera ça, tout le temps. Et si on bosse pas, on crève. Elle a la chance de faire un truc qu'elle aime vaguement, mais elle est en prépa'. En che. Donc j'ai pas trop le droit de me plaindre, je suis chez les nuls. 

Normalement on bosse pour vivre, pas l'inverse. 
C'est bon, j'n'ai plus droit à la seule personne qui a finit par me faire penser que la vie, c'était bien, en fin de compte.
Je pisse sur ce systeme cancérigène. Je veux mourir. Je remet fauve, et je dors.]]>