HighwaytoHell - HighwaytoHellHighway to Hell. It's over. Follow this. It's a road with a knife,blood, and colours. Some word and musics.Cowbloghttp://highwaytohell.cowblog.frFri, 21 Dec 2018 02:42:54 +0100180Not todayThu, 22 Nov 2018 14:04:00 +0100Thu, 22 Nov 2018 14:04:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/not-today-3279252.htmlDTN-of-the-world Donc je souffre le martyr un jour sur trois pour raison inconnue, du coup.

"Quel mauvais vent t'amène? Tu es la seule chose que tu aimes. Derrière moi comme autant de problème, reste loin, et tout ira bien".

    J'en connais une qui doit penser ça de moi, à peu de choses près. Mes rêves viennent me rappeler l'époque où tout allait bien, et je crois que ça me rend plus triste que ceux où je meurs. D'ailleurs, d'après les nombreux essais de mon cerveau pour me buter dans tous les univers, la mort par saignée, c'est la seule qui est plutôt agréable. Je sais pas pourquoi mon inconscient se la représente comme ça, mais c'est la seule qui me fait pas vraiment mal.

   Je suis fatigué de ressentir, fatigué d'être et de penser. Je veux que ça se finisse. Je suis tellement fatigué, j'ai l'impression d'être le Dracula de Netflix. Allez, encore un médecin cette aprem, ce coup ci ils feraient mieux de me trouver un truc, je ne pense pas qu'un trou dans le champs de vision puisse venir de mon imaginaire...]]>
Sounds like fire through your veinsMon, 22 Oct 2018 00:01:00 +0200Mon, 22 Oct 2018 00:01:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/sounds-like-fire-through-your-veins-3279207.htmlDTN-of-the-worldSecouer le tête au rythme d'une musique trop forte pour toi. 
Plus vite plus fort, EDM. 
Avoir les émotions autrement.

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MarchombreThu, 05 Jul 2018 01:37:00 +0200Thu, 05 Jul 2018 01:37:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/marchombre-3279029.htmlDTN-of-the-world Lumières distordues dans la nuit, 
Hurlement d'une liberté à jamais perdue.]]>
Rex tremendae majestatis, que salvando salvas gratis...Fri, 29 Jun 2018 23:12:00 +0200Fri, 29 Jun 2018 23:12:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/rex-tremendae-majestatis-que-salvando-salvas-gratis-3279016.htmlDTN-of-the-world                 https://www.youtube.com/watch?v=5VInr-cSNNU


                 La nuit embrassait doucement la cité éternelle de sa froide et tendre étreinte, la lumière disparaissait derrière les montagnes au loin alors que le ciel se peignait d'un rouge surnaturel. Le cadre était magnifique. Sur le toit d'un bâtiment délabré, je retirais enfin mon heaume, assit dans contre un mur de pierre, avant de le poser délicatement dans la poussière. Mon corps était lourd, mes jambes semblaient de pailles et prêtes à se briser si jamais je me relevais.

                Je contemplais le soleil qui se couchait, pour la dernière fois, envahi par des émotions contradictoires. Qu'est ce qu'on avait pu être stupides et arrogants. Une unité d'élite, tu parles. Il ne restait que moi. Enfin, c'était un bien grand mot, au regard de ma jambe droite en charpie. Ils étaient morts, tous. Les uns après les autres, nuit après nuit.

                On aurait jamais dû venir sur cette Terre condamnée par Dieu, refoulée par la Lumière. Orgueil, premier des pêchés capitaux, ne nous avait pas raté. Revenant d'une mission au sud, triomphant dans nos armures rutilantes, nous nous pensions invincibles. Nous avions la foi pour nous, l'équipement, l'entraînement et la rigueur. Rien ne pouvait venir à bout de nous.

                Alors, lorsque la mission d'éliminer quelques morts vivants dans une ville en ruine, avec une grosse récompense à la clé ainsi que tous les trésors que l'on trouverait immanquablement sur place, nous ne pouvions nous dérober. C'est là que l'Avarice et l'Envie se sont manifestés. A ce stade, nous avions déjà perdu. En réfléchissant deux minutes, on se serait tous rendus compte que c'était trop beau.

                Pic de souffrance, gémissement que plus personne n'entend. Le vent commençait  à souffler dans les rues désertes, mugissant contre tout être vivant qui pourrait encore l'entendre. Le ciel se teintait de violet alors que les derniers rayons d'un Soleil de bout du monde s'éclipsait. Les ruines étaient vraiment majestueuses, anciennes murailles surplombant tout et resplendissantes la journée.

                Piège de ténèbres sans nom la nuit. Je convulsais presque de douleur, alors que la nuit s'était emparée des lieux. Les murmures dans mon crâne étaient devenus des hurlements stridents. Et la faim, dévorante et pernicieuse qui me labourait.  Haha, ils étaient tous devenus fous. Ils avaient tous succombés, ceux qu'on tuait revenait nous mordre le lendemain.  Pas de rédemption, pas de salut, même le suicide ne me sauverait pas.

                Un rire dément commençait à s'emparer de moi. Il y avait quand même une dernière chose que je pouvais faire, dernière petite victoire avant de s'effondrer face aux ténèbres.

                "Rex tremendae majestatis, qui salvando salvas gratis, salva me fons pietatis, salva me fons pietatis... Rex tremendae majestatis..."

                J'incantais, contre la folie et la douleur, j'incantais, en tirant lentement mon poignard. Ils avaient même eu ma bien aimée. Je l'avais découpé. En plein de morceaux, pour être sûrs que rien ne profanerait plus le corps de cet ange, la seule que j'avais réellement croisé, en fin de compte.

                De mon vivant, jamais je n'abandonnerai.
                Choc, la lame s'enfonce dans mon crâne. Vivant? Non, juste pas mort. Rire hystérique. Faim, tellement faim...

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Just want to lay down and get some sleepSun, 13 May 2018 23:04:00 +0200Sun, 13 May 2018 23:04:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/just-want-to-lay-down-and-get-some-sleep-3278951.htmlDTN-of-the-world PS: je jure que j'essaie de pas me rouler dans ma détresse. Mais je sais plus quoi faire, où aller ou qui voir pour que ça aille mieux. Je suis peut être juste cassé.]]>Justice.Mon, 23 Apr 2018 23:07:00 +0200Mon, 23 Apr 2018 23:07:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/justice-3278919.htmlDTN-of-the-worldFadeSun, 08 Apr 2018 13:03:00 +0200Sun, 08 Apr 2018 13:03:00 +0200http://highwaytohell.cowblog.fr/fade-3278876.htmlDTN-of-the-world

Je sais déjà comment ça va se passer, à part sur quelques points.
Le plus dur, ça va être de lâcher prise, de s'autoriser à être heureux, et enfin, de disparaître sans gâcher les beaux souvenirs. 

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Se cogner la tête sur un mur. Plus fort.Sun, 04 Mar 2018 04:00:00 +0100Sun, 04 Mar 2018 04:00:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/se-cogner-la-tete-sur-un-mur-plus-fort-3278800.htmlDTN-of-the-world Alors je suis là, ombre eternelle de ces nuits maudites. Plus humain, depuis bien trop longtemps, probablement jamais été tout à fait.
Vampire exsangue à la recherche de tout ce qu'il n'a pas. La moindre ligne, la moindre image, le moindre son. La nuit m'a caché, souvent, protégé toujours. Mais une fois que tu es pris au piège avec tes démons, la nuit ne te laisse que bien peu d'échappatoire. J'ai l'impression d'avoir une plaie béante et monstrueuse, mais que mon âme s'écoule à la place du sang. C'est douloureux, même physiquement. J'ai déjà connu ça avant. Au moins je ne vomis pas. Le temps passe, mais la souffrance reste. La seule émotion qui filtre est l'envie de tuer des gens. Le reste du temps, j'oscille entre haine de moi et profonde dépression. J'ai besoin de toi. Parce que non seulement notre avenir ensemble est tombé, mais je pense que toutes mes chances de réparer ce qui est brisé chez moi ont sombré avec le navire. J'espère vraiment très fort, que d'ici quelques années, je pourrais call it worth. Je déteste la vie, et je l'ai toujours détesté. Mais toi, je t'aimais, pour toi j'aurais enduré et j'aurais même réussi à l'apprécier, d'une manière qui échappera sûrement à tout le monde mais quand même. J'aurais aimé n'avoir jamais existé. Peut être que si je souffre toute mon existence, le karma acceptera de faire disparaître mon âme, et ça aura enfin un peu de sens. Doubt, so.
 

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Sun, brightest SunMon, 26 Feb 2018 04:10:00 +0100Mon, 26 Feb 2018 04:10:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/sun-brightest-sun-3278782.htmlDTN-of-the-world

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                Je déteste le soleil. Putain. Ouvrir mes yeux, douloureux, lever ma tête, fastidieux. Pas une gueule de bois mais quand même une sacrée galère d'émerger. C'était pas pour rien que je me suis imbibé d'eau avant de dormir. A côté, le râle une demoiselle. Elle se tourna doucement vers moi, me permettant de voir son visage. Sarah. Y'a qu'à ce genre de soirées que tu peux finir par coucher avec une fille pareille. Inaccessible pour les losers comme votre serviteur.

                La lumière révéla les superbes reflets de ses cheveux blonds, découvrit doucement son profil angélique. Tu parles d'un ange. Je me levai d'un bond, amassa mes affaires pour m'habiller dans une autre pièce, intimement persuadé que tout le monde serait  encore en train de mourir dans un coin.  Referma tout doucement la porte derrière moi et...

"Alors, tu penses qu'elle saura encore marcher celle là?"

                Charmant. L'idée d'affronter l'interrogatoire de Nathan dans la cuisine en caleçon et toutes mes affaires dans les bras m'enthousiasmait moyennement, étrangement. Je pris le parti d'ignorer la blague grivoise et déplacée avant de répondre en soupirant.

"Je l'ignore. Si je me fie à mes tympans, non. D'ailleurs on t'a pas entendu hier.
-'foiré."

                Heureusement qu'à ce jeu j'étais pas mauvais non plus. Parler de sexe entre mecs avait au moins le mérite de détendre l'atmosphère, d'un peu moins penser au vide de nos existences pathétiques. Nathan avait un bon potentiel, mais j'étais meilleur.

"C'est qui la demoiselle?
-Sarah. Celle avec le nom de série à la con. Mac-truc.
-C'est une catastrophe ta mémoire des noms.
-C'est parce que ça apporte rien un nom. Passe moi une bouteille d'eau le temps que je me rhabille.
-Te voir en calbut' dans la cuisine un lendemain de cuite, ça vaut son pesant de cacahuètes bulgares. Bouge pas."

                J'ignorais la remarque en essayant de pas lamentablement tomber en mettant ce foutu jean trop serré, notais mentalement le fait de maudire la machine à laver sur sept générations, avant d'enfiler mon Tee-shirt favori. Afficher mon amour pour le "Death Metal Melodic" m'était apparu comme une bonne idée, à la fois pour le style et ensuite pour faire un tri préalable des personnes intéressantes. Quand bien même ils n'avaient passer que de l'électro' de basse qualité toute la nuit.

                Je réceptionnais la bouteille d'eau du coloc', en bu plusieurs gorgées avant de m'en servir pour faire le café. Mécaniques rôdées des réveils compliqués. Ca allait me manquer, tout ça. L'appart', les soirées, le café de la galère. Fin de l'année et avec elle de notre coloc', de la vie universitaire et de presque tout notre univers en forme de château de cartes. Du coup, on s'était murgé, comme d'habitude.

"En tout cas je t'ai connu plus ambitieux. Sarah n'est pas connue pour être difficile.
-Ferme là  Nat', j'suis pas d'humeur. Don't feed the troll tout ça, ça te dit quelque chose?
-Un jour, vous les mecs, vous allez piger qu'une demoiselle peut se taper la Terre entière sans être une traînée.
-Salut Sarah, je taquinais juste notre ami. Il a une répartie qui frôle le ridicule tant qu'il a pas bu son café."

                Vrai, et vrai. Au moins j'étais pas à poil devant la dame, et je pouvais contempler la demoiselle sans passer pour le connard de service, Nathan ayant prit ce rôle pour moi. Je me servi la première tasse sans répondre au vil cafard, en essayant de pas trop croiser le regard bleu acier de mon escroquerie de la nuit.

                Elle vint se poser à côté de moi, s'adossant au plan de travail et me fit un sourire solaire, nettement plus contente de sa fin de soirée que je ne l'aurais imaginé de prime abord.

"Je t'ai dis que moi aussi j'adore Insomnium?
-Yep. Hier. Trois fois. Café?"

                Quel incroyable gentleman riche de conversation j'étais. Une réelle réussite, même pas une seule phrase sujet verbe complément. Très propre. Je tentai de  passer outre mon cerveau qui pestait sur mon manque absolu et total de  bagout en servant la demoiselle. Les reflets irisés de ses yeux me semblaient tellement plus durs à supporter, maintenant que l'alcool ne venait plus compenser ma timidité et mon anxiété sociale maladive.

                Simplement vêtue d'un tee shirt trop long et large et d'un mini short, elle avait troqué l'élégance de la veille contre du pratique pour s'en remettre. Sa superbe silhouette de danseuse vint me rappeler à quel point je venais de réussir le hold up de l'année, alors que son sourire rajoutai à ma confusion habituelle. Nathan vînt à mon secours, sentant qu'autrement il mourrait d'ennui avant la fin du petit déj'.

"Alors, Sarah, parlons peu, parlons bien. Il est plus ou moins naze que les autres du campus?"

                C'est pas un sauvetage dans ce genre là que j'attendais. Je soupirais, me préparant au malaise qui allait venir.

"De toute manière, tu risques pas de me faire de la concurrence Nath', j'ai du mal à me souvenir de la dernière fois que quelqu'un a squatté ton lit.
-Vieux, si tu sais à quel point j'en ai rien à battre.
-En attendant,  c'est le meilleur coup que j'ai eu depuis un bail. Et j'ai trop bien dormi en plus, ça aussi ça date pas d'hier" trancha Sarah, comme si notre duel de punchlines stupides n'avait jamais existé.

                Les yeux qui sortirent de la tête de mon colocataire aurait presque réussi à me faire m'étouffer avec mon café, presque.

"Et au fait. C'est MacMulan. C'est pas ma faute si j'ai des origines françaises, puis que mon arrière-arrière grand mère s'est exilée en Amérique pendant la seconde guerre, et que deux générations plus tard, tout ce beau monde est revenu au bercail. J'espère avoir un personnage plus développé que celui des séries, cela dit.
-Y'a-t-il une seule chose que tu n'aies pas entendu de nos échanges matinaux?
-Aucune, j'ai le sommeil léger et le soleil m'a cramé les yeux. J'ai l'impression de les avoir baigné dans le chlore, c'est incroyable.
-C'est ça la vodka. On a les yeux qui brûlent et on couche avec n'importe qui.
-Soit pas jaloux comme ça Nath', ton tour viendra. Toi aussi tu auras droit à une demoiselle trop bien pour toi un jour.
-Vil flatteur."

                J'omis rapidement le fait que j'étais tout à fait sérieux en me prenant un deuxième café devant le regard mi-blasé mi-halluciné de Sarah, qui devait probablement se demander quelle quantité j'allais engloutir comme ça.  Je sentais au fond de moi que je commençais à me détendre un peu, alors que je m'attendais à être la mauvaise surprise du réveil, j'avais droit à un traitement tout à fait différent de ce que je craignais.

                Durant ce temps, mon super colocataire avait mit un mix de musiques au piano, quelque chose de plutôt léger, que les cerveaux de tout le monde allait tolérer sans soucis. Aussi brut de décoffrage qu'il était, malgré son manque singulier de discrétion et parfois d'éducation, c'était tout de même l'hôte le plus attentionné que je connaissais. Il avait même sorti des trucs pour le petit déjeuner, sachant que j'allais rien avaler comme d'habitude, ça devait être pour la demoiselle.

"Tu sais ce que ça a donné pour les autres? On s'est éclipsé avant la fin.
-Tu veux dire après le concours de blagues grivoises? C'est pas comme si votre disparition avait échappé à quelqu'un, vous savez."  Il reprit, devant mon regard exaspéré et le sourire entendu de la demoiselle, qui montrait clairement qu'elle se foutait royalement de ce qu'on pouvait ben penser de son comportement. "Ok ok.  Les trucs classiques. Vomito a illustré son surnom, une fois encore, les deux débiles ont enchaîné les joints dans leur coin, et le reste du groupe a soit fui, soit était plus trop en état de poursuivre et s'est mit à comater sec. Y'a que Julian et Jérém' qui ont géré jusqu'au bout de la nuit dans un état valable. Perso', j'ai fini par m'isoler dans la caisse avec un peu de musique pour vous laisser de l'air. On dirait pas comme ça, mais je mérite une médaille.
-Bien joué  à toi mon bro', je te revaudrai ça.
-Y'a intérêt. D'ailleurs en parlant d'air. Je suis pas là de l'après midi. Rendez vous médicaux à la con. Je dis ça...
-Ouais, ferme là, ça vaut mieux. "

                L'espace d'une seconde, j'eu l'impression que tout avait toujours été comme ça. Ce jeu sans fin de piques lancés aléatoirement, la musique douce, l'odeur du café et le sourire incroyable de la demoiselle. J'avais pas envie de revenir à la réalité, tout ça avait un peu trop la saveur du rêve et du parfait. Quelque chose en moi craignait la fin, inexorable.

"Du coup, comme on a de l'air..."

                Sarah lança un regard entendu à mon colocataire avant de me tirer dans la chambre, alors que je finissais juste ma deuxième tasse. Elle me tira et ferma la porte derrière moi, avant de lâcher un énorme soupir.

"Ne te réjouis pas trop vite, je voulais juste être tranquille avec toi le plus possible. J'étais assez peu emballée par la joute verbale de l'infini. C''est marrant au début, mais voilà, c'est pas ce que je voulais.
-Et qu'est ce que tu voulais?"

                On s'était assis dans le lit en discutant, et elle en profita pour s'allonger, calant sa tête sur mes genoux, le tout en s'enroulant dans les couettes.

"Quelque chose comme ça. Je suis pas tout à fait remise de la vodka.
-Ha mais toute la journée si tu veux. J'avais rien de prévu de toute manière, et je m'explique toujours pas comment tu as fini avec moi et pas Jérém. Autant te dire que je vais profiter de tout ce que tu me donneras.
-Tu réfléchis trop. J'aime bien être avec toi. D'habitude je file en catimini au réveil, oui, comme les mecs sans gêne, je reste pas au petit déj'. Considère toi privilégié. J'ai l'impression que tu écoutes vraiment ce que tu dis et que ton cerveau s'éteint pas trop quand tu mates mes fesses. Inutile de nier, je t'ai vu. Fais pas cette tête, je déconnais ! "

                Mon cerveau, encore abasourdi par l'alcool, le manque de sommeil et l'irréalité de tout ça mit du temps à tout remettre à sa place. Le spectre des émotions qui passait sur mon visage devait être comique puisqu'elle éclata encore de son rire cristallin, doux et chaleureux. Le genre de rire qui te rend instantanément envie d'aimer la vie. Je laissais la chaleur de son corps contre le mien apaiser mes tremblements, essayant de me concentrer sur son odeur et d'oublier l'arnaque que je faisais à l'univers pour juste profiter.

                On resta ainsi de longue minutes qui devinrent rapidement une heure, sans rien dire, profitant simplement de la présence de l'autre. Elle fini par briser le silence, demandant tout doucement :

"Hé, tu vas faire quoi toi l'année prochaine?
-Aucune idée. La vie d'adulte qui m'attend me donner franchement la gerbe.  Et toi?
-La même. Je suis supposée bosser dans l'entreprise familiale, mais je suis le méchant petit canard. Mon père me déteste et me considère comme la dernière des trainées, et mon grand frère se moque juste de mon existence. Autant te dire que l'idée de taffer là dedans me donne juste des ulcères.  
-J'ai un super plan.
-Vas y?
-On foire tous les deux notre année, et on passe la suivante ensemble à chercher ce qu'on veut vraiment faire. Et au pire on aura gagner une année de murge et de décadence adolescente.
-On dirait presque une demande.
-C'est une presque demande. Juste t'avoir à mes côtés me va.
-Deal."

                Et elle m'embrasse, comme ça, sans prévenir. Le soleil irradiait maintenant littéralement dans ma chambre, faisant flamboyer ses yeux dont je suis tombé amoureux immédiatement.

"Tu pense que ton coloc' est encore là?
-il vient de partir, j'ai entendu la porte."

                Elle se releva doucement, et, alors qu'elle enlevait son haut avec un sourire qui ne laissait place à aucune ambiguïté, sa peau dorée resplendissant, j'eu le temps de penser face à ce splendide contrejour que j'adorais le soleil.

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Je ne sais pas.Fri, 16 Feb 2018 03:09:00 +0100Fri, 16 Feb 2018 03:09:00 +0100http://highwaytohell.cowblog.fr/je-ne-sais-pas-3278763.htmlDTN-of-the-worldBon, j'ai été mignon d'essayer au moins. De quoi je parle? Pas sûr moi même. On peut dire que j'ai essayé d'écrire tous les jours pour voir, sans trop de succès. J'ai essayé de pas trop m'isoler. Oulà, pas les mots pour dire à quel point ça a été un échec. J'ai essayé de pas me laisser mourir. C'est plutôt réussi à ce niveau, j'ai jamais été aussi bien foutu. Compensation obsessionnelle. Le sommeil c'est juste une blague, j'alterne les comportements déviants. Hypersomnie, insomnies, cauchemars. Tire ça à la courte paille pour connaître ton enfer du jour. J'ai essayé d'être un bon petit ami. Une bonne personne hein globalement. J'ai essayé de vaguement réussir ma scolarité malgré mon concernement inexistant. Ca va, j'vais me retrouver avec une licence validée et continuer un peu en master, j'imagine. Je sais pas encore, trop rien à battre et pas l'énergie de me projeter si loin. J'aimerais me lamenter tout le temps et en réalité je me retiens en permanence de le faire auprès des rares personnes qui supportent encore mon existence. C'est bon, on a fait assez de mal comme ça. Chaque jour qui passe je mesure l'immensité de la perte, des fois que j'aurais pu ne pas en avoir conscience sur le coup. Je sais pas comment j'ai fais pour survivre la première fois que je me suis retrouvé dans une situation. J'ai quasi 7 ans de plus et j'ai rien appris pour gérer la douleur de la rupture. J'écoute de la musique trop forte et j'attends le lendemain, tous les jours. Je sais que le temps blablabla. On pourra aussi m'objecter que j'ai étais stupide de garder les principes qui allaient me rendre malheureux. Que je pouvais me travestir et ne pas être totalement moi sur ce coup là. Je sais pas, comment je peux être moi et ne pas l'être? C'était trop me demander; je sais pas encore être quantique. Par contre je suis un peu le chat de Schrödinger. 

Comment on reste en vie, comment on a encore envie? Heureusement, j'ai ma lâcheté légendaire pour moi. Heureusement que j'ai peur toujours. Au moins il n'y aura pas d'effusions de sang, je vais rester en Enfer avec vous encore plein d'années, que je vais toutes détester. J'ai envie de boire encore. Comme si la dernière fois m'avait aidé. Le manque, est terrible. Tu es tout ce que j'avais dans un monde que je vomis. C'est de ma faute. Ca m'aide pas.Le pire c'est que toi aussi tu souffres. Pire trade de l'univers. J'espère que tu seras heureuse à un moment donné. Que tu tomberas sur un random meilleur que moi. Ca devrait pas être compliqué. Pourquoi je me suis autorisé à tomber amoureux de toi? J'ai hésité à censurer à l'époque. Précisément pour ça. 

L'ennui est débilitant. Mes journées n'ont pas de sens et ne peuvent pas en avoir. Mes nuits, je les passe à fuir la douleur qui me déloge  partout. Je commence à avoir du mal à m'épuiser avec le sport. Mes sessions quotidiennes ont au moins eu cet intérêt. Donc on attaque la piscine. Mais pareil, combien de temps ça va m'anesthésier? On verra bien. Je t'ai promis que je ferai en sorte d'aller bien. J'ai pas précisé combien de temps. Je fais attention, maintenant aux promesses que je fais. Si je peux même ne plus jamais en refaire ça serait pas mal. On a assez fait de dégâts je pense. C'est pas le monde qui est mauvais nan. Moi j'avais juste rien à foutre là. Pourtant le monde m'a prévenu. Allez, on espère que comme avec la première demoiselle, enfin de compte tous mes magnifiques ratés et le fait que je n'étais que moi portera plus de fruits que ça ne laissera de séquelles. Qu'elle deviendra encore plus parfaite, et que je n'aurais que yeux pour pleurer, et mes souvenirs pour la sublimer encore. 

Comment un sombre connard comme moi a pu être avec deux des personnes les plus incroyables qui sont nés dans cette génération de mort? Je vous le demande, moi je sais pas. Peut être que son vieux avait raison quand il a sorti que j'suis manipulateur. Après tout y'a pas trop d'autres explications. C'est pas le charisme, ne nous mentons pas. Ni le physique, c'est pas le regard qui transpire la maladie et la dépression qui attire en général. Et pas ma sensibilité. Et vu comme mon cerveau a fondu, ça ne sera plus jamais l'intelligence. Bien bien bien. Au moins, j'ai de superbes souvenirs. Les plus beaux je dirais même plus. Mais putain, je n'sais pas. Je sais pas comment faire sans toi. J'ai des fois envie de sexe, ça me rappelle que je suis vivant. Ca marche visiblement mieux que mon appétit normal qui est en berne, vive les hormones. C'est sur qu'à ce niveau là, ça sera aussi triste que pour le reste. De toute manière c'est pas dit que je sois en état de faire quoi que ce soit. Et j'aurais même pas l'occasion de vérifier donc on est bien. 

Pendant son temps, l'autre ramène de la Péruvienne. Swag. J'aurais aimé être le mec qui réussi tout sans forcer, dans notre duo. Genre vraiment, le rôle du mec naze est lassant, au bout d'un moment. Allez, satisfaisons nous de la plus grande escroquerie de ce siècle et de tous les autres. Et montons la musique encore, je m'entends penser là. Je sais pas, je sais plus. Je suis fatigué d'être. Plus fort la musique.

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