HighwaytoHell

HighwaytoHell

Jeudi 22 novembre 2018 à 14:04

 Pas de cancer, officiellement, bien joué à moi. Dommage, ça m'aurait épargné des efforts.
Donc je souffre le martyr un jour sur trois pour raison inconnue, du coup.

"Quel mauvais vent t'amène? Tu es la seule chose que tu aimes. Derrière moi comme autant de problème, reste loin, et tout ira bien".

    J'en connais une qui doit penser ça de moi, à peu de choses près. Mes rêves viennent me rappeler l'époque où tout allait bien, et je crois que ça me rend plus triste que ceux où je meurs. D'ailleurs, d'après les nombreux essais de mon cerveau pour me buter dans tous les univers, la mort par saignée, c'est la seule qui est plutôt agréable. Je sais pas pourquoi mon inconscient se la représente comme ça, mais c'est la seule qui me fait pas vraiment mal.

   Je suis fatigué de ressentir, fatigué d'être et de penser. Je veux que ça se finisse. Je suis tellement fatigué, j'ai l'impression d'être le Dracula de Netflix. Allez, encore un médecin cette aprem, ce coup ci ils feraient mieux de me trouver un truc, je ne pense pas qu'un trou dans le champs de vision puisse venir de mon imaginaire...

Lundi 22 octobre 2018 à 0:01

Secouer le tête au rythme d'une musique trop forte pour toi. 
Plus vite plus fort, EDM. 
Avoir les émotions autrement.

Dimanche 30 septembre 2018 à 22:11

Cet article est protégé par mot de passe :  

Jeudi 5 juillet 2018 à 1:37

Eclairs dans les brumes, 
Lumières distordues dans la nuit, 
Hurlement d'une liberté à jamais perdue.

Vendredi 29 juin 2018 à 23:12

                 https://www.youtube.com/watch?v=5VInr-cSNNU



                 La nuit embrassait doucement la cité éternelle de sa froide et tendre étreinte, la lumière disparaissait derrière les montagnes au loin alors que le ciel se peignait d'un rouge surnaturel. Le cadre était magnifique. Sur le toit d'un bâtiment délabré, je retirais enfin mon heaume, assit dans contre un mur de pierre, avant de le poser délicatement dans la poussière. Mon corps était lourd, mes jambes semblaient de pailles et prêtes à se briser si jamais je me relevais.

                Je contemplais le soleil qui se couchait, pour la dernière fois, envahi par des émotions contradictoires. Qu'est ce qu'on avait pu être stupides et arrogants. Une unité d'élite, tu parles. Il ne restait que moi. Enfin, c'était un bien grand mot, au regard de ma jambe droite en charpie. Ils étaient morts, tous. Les uns après les autres, nuit après nuit.

                On aurait jamais dû venir sur cette Terre condamnée par Dieu, refoulée par la Lumière. Orgueil, premier des pêchés capitaux, ne nous avait pas raté. Revenant d'une mission au sud, triomphant dans nos armures rutilantes, nous nous pensions invincibles. Nous avions la foi pour nous, l'équipement, l'entraînement et la rigueur. Rien ne pouvait venir à bout de nous.

                Alors, lorsque la mission d'éliminer quelques morts vivants dans une ville en ruine, avec une grosse récompense à la clé ainsi que tous les trésors que l'on trouverait immanquablement sur place, nous ne pouvions nous dérober. C'est là que l'Avarice et l'Envie se sont manifestés. A ce stade, nous avions déjà perdu. En réfléchissant deux minutes, on se serait tous rendus compte que c'était trop beau.

                Pic de souffrance, gémissement que plus personne n'entend. Le vent commençait  à souffler dans les rues désertes, mugissant contre tout être vivant qui pourrait encore l'entendre. Le ciel se teintait de violet alors que les derniers rayons d'un Soleil de bout du monde s'éclipsait. Les ruines étaient vraiment majestueuses, anciennes murailles surplombant tout et resplendissantes la journée.

                Piège de ténèbres sans nom la nuit. Je convulsais presque de douleur, alors que la nuit s'était emparée des lieux. Les murmures dans mon crâne étaient devenus des hurlements stridents. Et la faim, dévorante et pernicieuse qui me labourait.  Haha, ils étaient tous devenus fous. Ils avaient tous succombés, ceux qu'on tuait revenait nous mordre le lendemain.  Pas de rédemption, pas de salut, même le suicide ne me sauverait pas.

                Un rire dément commençait à s'emparer de moi. Il y avait quand même une dernière chose que je pouvais faire, dernière petite victoire avant de s'effondrer face aux ténèbres.

                "Rex tremendae majestatis, qui salvando salvas gratis, salva me fons pietatis, salva me fons pietatis... Rex tremendae majestatis..."

                J'incantais, contre la folie et la douleur, j'incantais, en tirant lentement mon poignard. Ils avaient même eu ma bien aimée. Je l'avais découpé. En plein de morceaux, pour être sûrs que rien ne profanerait plus le corps de cet ange, la seule que j'avais réellement croisé, en fin de compte.

                De mon vivant, jamais je n'abandonnerai.
                Choc, la lame s'enfonce dans mon crâne. Vivant? Non, juste pas mort. Rire hystérique. Faim, tellement faim...

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast